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«Soleil Royal», ou le prestige sur mer du royaume de France.



Première partie


Sous l'ancien régime, notre marine a connu trois beaux vaisseaux qui portèrent le nom de « Soleil Royal ».
Les deux premiers sous le règne de Louis XIV ; le troisième sous celui de Louis XV.

Deuxième partie
Le premier de ces vaisseaux fut le plus prestigieux. Il s'illustra au combat sous les ordres de Tourville et connut une fin glorieuse lors du combat de la Hougue en 1692 contre les flottes coalisées anglo-hollandaise. Ses restes gisent enfouis sous une partie de l'arsenal de Cherbourg gagnée sur la mer, endroit où, couvert de ses blessures, il vint s'échouer pour mieux résister à ses assaillants. Il fut conduit à cette extrémité car son état trop dégradé ne lui permit pas de se joindre aux vaisseaux de la flotte qui furent sauvés en se réfugiant à Saint Malo sous la conduite du pilote croisicais Hervé Rielle. La ville du Croisic est dépositaire de sa maquette exposée à l'entrée de la salle du conseil de l'hôtel de ville « La salle du Soleil Royal » et de l'un des canons de prestige de ce vaisseau amiral, unique exemplaire qui nous soit parvenu à travers les siècles et placé comme pièce d'ornementation dans le jardin de l'hôtel de ville.

Au lendemain de la fin glorieuse du «Soleil Royal» un vaisseau de même force alors en cours de construction le «Foudroyant» fut aussitôt rebaptisé «Soleil Royal» pour montrer à l'ennemi que le «Soleil Royal» était invincible et pouvait renaître de ses cendres. Ce vaisseau fit une carrière honorable mais, victime de revers militaires contre la flotte anglaise, il fut sabordé en 1707 dans le port de Toulon ! Renfloué, il put achever son service dans la considération, avant d'être définitivement retiré de la flotte et déconstruit.
Le troisième «Soleil Royal» ne connut pas la gloire des armes. Il fut conduit à l'échouement et immolé par le feu pour éviter le déshonneur de sa capture lors de la bataille des Cardinaux en 1759.
Ses restes gisent sous les eaux de l'entrée du port du Croisic à une encablure de Basse Hergo !
Il fut malgré tout assez heureux devant l'Histoire pour avoir emprunté des canons de son prestigieux aîné et dont l'exemplaire précité fut, par hasard, repêché de son épave par des marins croisicais.
Ce fut un beau navire, victime d'un sort injuste. Il traduisait dans sa conception tous les progrès accomplis dans l'architecture navale depuis la construction de ses prédécesseurs grâce aux travaux déterminants de notre éminent compatriote croisicais Pierre Bouguer.

L'histoire de ces trois vaisseaux méritait d'être relatée et il est heureux que le lieu de gouvernance de notre ville, la salle du conseil municipal, ait été baptisée salle du «Soleil Royal» en hommage à tous les marins qui laissèrent leur vie au combat sur ces vaisseaux amiraux pour lesquels notre cité du Croisic se trouve évoquée.

Le «Soleil Royal», premier du nom.

La maquette du «Soleil Royal» exposée dans notre Hôtel de Ville représente «un vaisseau à trois ponts» ou encore «un vaisseau de haut bord» destiné à occuper le «premier rang» dans le combat naval de son époque. Mais ce vaisseau amiral ne fut pas celui qui combattit aux Cardinaux. Ce «Soleil Royal», le premier du nom, fut destiné à symboliser sur mer la période de grandeur du royaume de France qui s'ouvrit sous l'impulsion de son jeune roi Louis le quatorzième. Ce jeune monarque se posa, par ses qualités, comme le centre autour duquel toutes les composantes du génie français se mirent à graviter sous ses volontés éclairées à l'image du soleil rayonnant sur les planètes des arts, des sciences, des industries et de la bonne gouvernance en toutes choses.

Notre Roi-Soleil fut heureux dans ses choix d'hommes de qualité qui ensemencèrent dans la société un état d'esprit privilégiant dans toutes les entreprises le souci de l'efficacité, de l'ordre, des belles lettres, du puissant et du beau.
Ce fut ainsi que germa l'idée de refondre efficacement l'administration du royaume. Ce vaisseau devait donc contribuer à affirmer, sous l'impulsion de Colbert, la renaissance d'une marine qui devait imposer sur les mers la puissance du royaume de France à la gloire de son roi.
La maquette précitée représente donc le premier vaisseau baptisé «Soleil Royal», bâtiment de prestige de la flotte du Ponant, construit à la gloire du roi Louis XIV dans les temps où celui-ci prenait pour emblème le soleil. Il avait été décidé en Haut-conseil de marquer d'une façon éclatante, à la face du monde, cette volonté de suprématie en faisant paraître sur les mers du Ponant et du Levant les plus beaux et les plus redoutables vaisseaux du temps. Cette unité devait donc posséder des caractéristiques lui permettant de surclasser tous les vaisseaux existants au sein des marines étrangères.

La réalisation de cet ambitieux programme fut confiée à l'arsenal de Brest à qui l'on demanda de produire une note décrivant les caractéristiques du bâtiment proposé. La construction du bâtiment fut placée sous la conduite des maîtres-charpentiers les plus renommés de la place, les sieurs Laurent et Etienne Hubac, père et fils. Pour porter une artillerie imposante, par le nombre de bouches à feu (104) et leurs calibres, il apparut nécessaire de donner au vaisseau des dimensions impressionnantes pour l'époque : 55m de longueur de coque, 15 m de largeur et plus de 6.50 m de profondeur de carène. Le grand mât devait culminer à plus de 70 m sur la quille. Une voilure de plus de 3 000 m² serait nécessaire pour faire mouvoir cette forteresse flottante aux murailles épaisses faites en bois de chênes soigneusement sélectionnés. Cette unité de prestige devait aussi impressionner par la richesse de sa décoration principalement reportée sur la poupe, véritable œuvre d'art avec galeries, sculptures en cariatides, rondes bosses et motifs en tableaux, le tout revêtu de peinture dorée sur fond bleu de France et rouge éclatant pour composer une symphonie héraldique d'or, d'azur et de gueules. Sur la proue du bâtiment une divinité entièrement dorée, chevauchant un hippocampe, conduit le vaisseau en bravant hardiment les ondes.

Cette entreprise représentait un défi pour les constructeurs car les dimensions assignées au vaisseau et sa puissance de feu devaient surpasser les réalisations faîtes auparavant. Ce n'était pas chose facile à une époque où les plans calculés n'existaient pratiquement pas. Chaque maître-charpentier faisait usage de gabarits tracés selon des règles empiriques fixant des proportions pour les tailles usuelles de navires construits. Les extrapolations faisaient pénétrer dans un domaine à risque dans lequel on peut comprendre que les constructeurs hésitaient à s'engager. Les Hubac rédigèrent donc un petit mémoire pour souligner les fortes particularités des innovations et pour faire porter l'attention sur le devis sur lequel il fallait s'engager. Tout en joignant leurs voix au concert des déclarations officielles et enflammées des responsables de l'arsenal sur l'honneur qui leur était fait de se voir créditer de la confiance de sa Majesté pour une si haute œuvre, les Hubac, en entretien privé, ayant quitté perruques et beaux atours, prêchaient la prudence. En se grattant bien la tête, ils avaient évalué que la réalisation d'un tel vaisseau nécessiterait environ 4 000 chênes rien que pour la coque et autour de 140 000 journées d'ouvriers… La prudence était également de mise, tout bien avoué, sur la hauteur à attendre de la généreuse compréhension royale si l'on venait à dépasser les chiffres annoncés dans les devis. Monsieur Colbert, fort de sa réputation, ferait exercer un contrôle serré.

Alors, en considérant tout cela, on se hâtait respectueusement … mais lentement chez le constructeur.
Pour contrer la tiédeur des constructions navales brestoises, l'administration royale usa d'un aiguillon. Un vaisseau «de même force et de même splendeur» fut également commandé à l'arsenal de Toulon pour orner la flotte du Levant. On lui destina le nom «Royal Louis». Sa construction fut confiée au maître-charpentier Coulomb assisté des conseils d'un architecte naval hollandais qui était, disait-on, le meilleur de l'époque !
Les qualités des deux constructions ne manqueraient pas d'être comparées, ce qui était de nature à piquer au vif la fierté de chaque constructeur convaincu bien entendu de la primauté de son excellence. Une compétition s'engagea donc entre bretons et provençaux avec surenchère sur les capacités à faire, tant sur le plan technique que sur le délai de construction, mais aussi sur les prix !
La première mise en chantier eut lieu à Toulon en 1667. Brest posa la quille de son bâtiment en décembre 1668. Les stocks et les réquisitions des bois furent suffisants et de bonne qualité pour couvrir les besoins concernant la partie principale de la coque. Il subsistait cependant une incertitude contraignante pour les hauts du château arrière. La construction de cette partie du vaisseau était conditionnée par la validation de la part du roi des cartons de Charles Lebrun pour l'architecture et la décoration de la poupe. Mais Lebrun, qui avait rejoint l'équipe d'André Le Nôtre, était déjà tout absorbé par les projets de décoration des jardins de Versailles aussi ne pouvait-il travailler sur ce dossier dans le délai souhaité d'autant qu'il s'était vu également chargé de la décoration du «Royal Louis». Pour Toulon, Le Brun put s'appuyer sur le sculpteur Girardon, qui jouissait de sa confiance. Pour Brest, en revanche, il fallut faire appel à des artistes établis dans la région parisienne, ce qui vint encore compliquer la coordination des travaux.

Le bâtiment fut donc lancé le 13 décembre 1669, sans que les hauts du château ne soient complètement achevés, ce qui était courant à l'époque, mais ici la définition tardive de cette partie du vaisseau dut mobiliser sous délais très courts des bois dont la qualité et l'âge de coupe ne furent pas complètement satisfaisants.
A vaisseau de prestige, canons de prestige, à couler dans le bronze. Ceux-ci avaient été confiés à la meilleure fonderie de marine du royaume située à Toulon sous la direction du réputé maître-fondeur Jean Baubé ….. Mais là aussi, il y eut débat sur le choix des calibres des pièces pour équiper les première, seconde et troisième batteries entre les calibres de 36, 24, 18 et 12 livres (poids des boulets). Il fallait aussi obtenir du roi la validation des cartons définissant l'architecture décorée des pièces comme pour les anses, boutons de culasse et timbres sur les affûts. Il reste aussi qu'une campagne de fonte pouvait présenter des aléas quant à la bonne réussite des coulées (entreprises sur l'année 1670 pour une série de pièces de 24.) Tout cela induisait des délais encore allongés par les lents acheminements sur Brest. Sur ce plan, Toulon fut avantagé.

Il y eut des modèles de décoration différents pour les canons entre les deux vaisseaux. Nous connaissons celui destiné au «Soleil Royal» par la pièce de 24 exposée dans le jardin de l'hôtel de ville ainsi qu'une pièce de 36 du «Royal Louis» gardée par l'arsenal de Brest. Ces deux pièces rivalisent par la richesse de leurs décorations.
Les travaux d'armement du vaisseau furent longs. Ceux-ci avaient été placés sous la supervision d'Abraham Duquesne qui devait en prendre le commandement, assisté de Monsieur de Banville comme capitaine en second. Mais, apparemment, le bâtiment n'était toujours pas admis au service actif en 1672 car c'est sur le «Terrible» que le Lieutenant général Duquesne mit sa marque pour commander la division d'avant-garde du comte d'Estrées à la bataille de Solebay le 7 juin 1672.
Il fut nécessaire de procéder à de nombreux travaux d'ajustement dont certains à l'issue des premières sorties en mer. Les rapports rédigés pour le roi font apparaître des qualités marines «satisfaisantes». Mais en réalité le vaisseau est handicapé par de trop hautes et trop lourdes superstructures surchargées de décorations.
Toulon connaît aussi les mêmes difficultés sur le «Royal Louis», rançon là aussi de la trop haute ambition à vouloir paraître.

Les exigences du pouvoir royal traduites par cette devise assignée au «Royal Louis», «Je suis l'unique dessus l'onde et mon roy l'est dans le monde» mais qui pouvait aussi s'appliquer au «Soleil Royal» forcèrent les constructeurs à prendre des risques techniques qui malheureusement se trouvèrent sanctionnés par des résultats médiocres qui ne purent que mécontenter les marins.
Aussi y eut-il débats avec front commun des constructeurs et marins face à l'administration centrale royale. Il y eut en conséquence de nouvelles instructions données aux arsenaux pour tempérer sur les nouveaux vaisseaux à construire la copie du faste de Versailles. (Colbert, secrétaire d'Etat à la Marine, n'avait-il pas rappelé à d'Infreville, intendant de l'arsenal de Toulon, en 1669 : «Il n'y a rien qui frappe tant les yeux, ni marque tant la magnificence du Roi que de bien orner les vaisseaux comme les plus beaux qui aient encore paru à la mer.»)

Le «Soleil Royal» est enfin admis au service actif en 1673. L'armement d'un si grand vaisseau nécessite alors des moyens considérables et des effectifs importants (950 hommes) qu'il est difficile de mobiliser.
Après quelque temps de campagne pendant lesquels le vaisseau sert honorablement en Méditerranée, le «Soleil Royal» est finalement désarmé à Brest. Il devient alors un imposant et embarrassant ornement portuaire pour une période indéfinie… mais suffisamment longue pour voir les charpentes des hauts se mettre à pourrir !
Mais voici que la politique étrangère du grand roi fit de nouveau fourbir les armes dès l'année 1687 !
La flotte devait par nécessité trouver un nouveau souffle devant l'état de vaisseaux vieillissants qu'il fallait refondre quand cela était possible à défaut de les remplacer par des unités neuves. Et l'on en vint à sortir le «Soleil Royal» de son majestueux sommeil en Penfeld !
Le directeur de l'arsenal vit alors revenir dans son bureau les distingués experts qui avaient été commis pour inspecter l'état du vaisseau. Ces messieurs affichaient une mine déconfite.
L'étendue des parties à reprendre dépassait très largement les estimations hâtives qui avaient été faîtes sur la demande très pressante de Versailles. Bref, le devis s'envolait, à tel point que l'on ait pu songer à construire un bâtiment neuf !
La démarche ampoulée de la direction de l'arsenal auprès de Versailles – masquant mal la forte gêne pour réclamer une révision du budget - reçut alors une auguste réponse tombant des cimes de l'Olympe. Cette réponse, traduite dans notre langage contemporain pouvait se résumer par un bref et impérieux «Dém…-vous !»

Alors, on fit comme ordonné. On simplifia le décorum sous la conduite cette fois de Jean Bérain. On supprima un dernier étage de dunette tout en sauvegardant quand même le tableau au char d'Apollon et des sculptures pour lesquelles Bérain s'adressa à Regnault en novembre 1689 pour conduire l'exécution de celles-ci. Il faut alors faire vite car la guerre d'Augsbourg vient d'éclater en mai avec la bataille de Bantry bay. Une douzaine de sculpteurs sont appelés en renfort. Pourtant, le 11 janvier 1690, le Roi fait arrêter le chantier : le parachèvement du décor extérieur et les ornements des chambres sont remis à plus tard. Il est vraisemblable que le «Soleil Royal» ait participé dans cet état d'inachèvement partiel à la victoire de Béveziers en juillet 1690.
Dès la première sortie en mer à ce stade de ses travaux de refonte, on constata que le vaisseau, en raison de l'allègement de ses superstructures, était devenu beaucoup plus maniable à la grande satisfaction de Monsieur de Tourville qui le montait comme grand amiral.
Après Béveziers, la refonte du «Soleil Royal» est achevée. Tourville, qui aimait ce vaisseau, apporta tous ses soins personnels à en perfectionner les travaux d'armement en reconfigurant plus judicieusement la distribution de l'artillerie.
 
Il augmenta le nombre de pièces de 24 en seconde batterie (dont celle maintenant exposée dans le jardin de l'Hôtel de Ville.)
Monsieur de Tourville ne fut pas seulement un grand amiral, il fut aussi expert en construction navale. La maquette présentée traduit l'aspect général du bâtiment à l'issue de sa refonte complète.
Et ce fut ainsi que le «Soleil Royal» combattit comme vaisseau amiral la flotte coalisée anglo-hollandaise au large de la pointe normande de la Hougue le 29 mai 1692. Combat au cours duquel Tourville fit des prodiges en faisant plier une flotte ennemie supérieure en nombre après lui avoir fait subir des pertes et des avaries. Cette journée victorieuse pour notre marine eut un prix amer par le nombre de nos vaisseaux durement avariés mais quoique sans perte d'aucuns de ceux-ci. Le «Soleil Royal» qui fit rempart face aux assauts de l'ennemi sut admirablement imposer sa force par ses redoutables bordées mais à la fin de la journée il se trouvait sérieusement meurtri.

L'état de nos vaisseaux imposa alors de rechercher pour ceux-ci un abri et l'on se détermina pour les placer sous la protection de l'artillerie des défenses de Saint Malo. Malheureusement certains vaisseaux, dont le «Soleil Royal», ne purent vaincre le courant contraire du raz Blanchard et après avoir chassé sur leurs mouillages, ils furent entraînés le long de la côte du Cotentin. Le «Soleil Royal» et deux autres vaisseaux furent conduits à l'échouement devant Cherbourg ; les autres à Saint Vaast La Hougue.
Cependant, vingt-deux vaisseaux parvinrent devant Saint Malo et c'est là que s'illustra notre compatriote croisicais, le pilote Hervé Rielle qui, selon ce qu'il faut en croire, permit de faire entrer à Saint Malo tous ces vaisseaux en bravant les réticences des pilotes malouins.
Echoué, le «Soleil Royal» était devenu une proie pour l'ennemi qui vint l'attaquer en meute. Mais ce bâtiment de prestige était monté par un équipage de valeur qui sut entre deux à trois marées organiser la riposte en débarquant les pièces d'artillerie dont l'emplacement à bord ne leur permettait plus de servir ainsi que les pièces de gréement devenues inutiles.

Le vaisseau tint alors en respect les vaisseaux ennemis qui vinrent l'assaillir, rendant coup pour coup. Voyant la difficulté à vaincre, l'ennemi dirigea sur le «Soleil Royal» des brûlots qui furent détruits pendant leur approche sauf un qui put s'arrimer à la poupe du vaisseau. Le feu du brûlot atteignit malheureusement la soute aux poudres provoquant une gigantesque explosion qui pulvérisa le «Soleil Royal» et éparpilla les restes sur les lieux entraînant son équipage dans une mort glorieuse.
L'emplacement où périt le «Soleil Royal» est occupé de nos jours par des infrastructures de l'arsenal de Cherbourg édifiées pour la construction des sous-marins nucléaires. Lors des travaux de remblaiement qui précédèrent ces infrastructures il fut exhumé des pièces de charpente de vaisseau suffisamment significatives pour les attribuer au célèbre vaisseau qui a laissé une prestigieuse empreinte dans l'histoire de notre marine et de ses constructions et armes navales.

Christian Cabellic
Août 2016


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